one more
4 janv. 2017

Merci à mes amis Ukrainiens, et bonne année à tous!
youtube
1 déc. 2016

Ajouté aujourd'hui deux vidéos sur youtube.
Just piano.
https://www.youtube.com/watch?v=JP6zf0Z7xBA
https://www.youtube.com/watch?v=FZNx5gVyFCk
Merci pour vos oreilles.... et de "partager"?
November
7 nov. 2016

https://www.youtube.com/watch?v=_KHELW4HMA8
https://www.youtube.com/watch?v=uyf0Ql4ZRVU
intense et varié,
24 sept. 2015

En bref: Je joue (à Berlin) en duo avec Brie Pasko le 2 Octobre,https://www.facebook.com/events/1613316205608725/
Et le 3 je jouerai au café Kalwil de 15h à 18h.
J’ai tout récemment enregistré un piano sur une jolie et joyeuse chanson de Daniel Ondaro http://danielondaro.com/...
Ce week-end, je vais divaguer avec un piano à roulettes, entourés d’échassiers bizarres, (Tandem à Plumes, http://www.tandemaplumes.fr/) à travers le parc du château de Chantilly, avant de repartir pour Berlin... Voilà, c’est tout pour l’instant.
Circus & else
5 juin 2015

Qu’est-ce que je fais ces jours-ci?
Les temps sont durs, en tous cas pas facile de joindre les deux bouts. Mais je suis toujours aussi content d’être là et de ce que je fais, en dépit des moments plus sombres qui ont l’avantage de permettre de mieux apprécier les meilleurs;-)
Maintenant et pour quelques spectacles encore, je joue pour l’Académie Fratellini, une des plus fameuses écoles française du Cirque, improvisant au gré des mouvements de 8 jeunes artistes hors du commun, acrobates, funambules, garçons et filles, tous aussi brillants et passionnés. De la balle!
Les shows à venir?
Vendredi 5 juin à 19h40
Dimanche 7 juin à 18h
Mardi 9 et mercredi 10 à 14h
Il y aura deux spectacles de plus le 11 et le 14, mais pour cause d’incompatibilité de planning, ce sera Agnès Gorda qui prendra ma place.
Et puis je serai à Ville Evrard jeudi, et je m’envolerai le 13 à Berlin ou j’ai commencé à l’automne dernier à monter un répertoire de standards avec une jeune et brillante chanteuse, Brieann Pasko (voir le lien ci-dessous) en marge de sa carrière de soprano lyrique. Avec beaucoup de plaisir de part et d’autre.
Voilà. A suivre
Visiter le site
www.briepasko.com
Well... Take it easy, & else
22 sept. 2014

Disons que c’est une maquette de mix et qu’un paquet de jolies voix eussent heureusement complété la chose... En plus vous n’entendrez pas tout parce que le p..... de serveur n’accepte pas les fichiers supérieurs à 10Mo (je vais régler ça aussitôt que possible!!)... Et puis je devrais bientôt avoir une version berlinoise et probablement bien différente (c’est en cours).
En tous cas, je crois que cette chanson mérite d’être entendue. Ai-je tort?
Precisions utiles il me semble...
13 août 2014

Je ne suis pas un front man. Je n’ai pas eu ce désir de succès médiatique personnel sinon dans un contexte collectif, en tant que membre d’un groupe ou d’une équipe, et je n’ai ni le charisme ni le talent nécessaire.
J’aime avant tout partager la musique(pas seulement la mienne) et accompagner les autres, musiciens, chanteurs. J’ai toujours écrit et composé de la musique et des chansons, mais ce n’est qu’à la suite de concours de circonstances que je me suis trouvé un temps sur le devant de la scène.
Aujourd’hui j’espère encore que la qualité de mes chansons séduise des éditeurs & des interprètes bankables et qu’ils les portent pour moi. Et je sais que je radote, mais j’ose aussi croire que chacun pourrait trouver ici quelque chose à son goût.
February news, DECLINE BLUES, NDOFFENE, BERLIN
17 févr. 2014

Difficile de maintenir une activité constante et d’alimenter quotidiennement le site et les pages Facebook. Il n’y a que 24 heures dans une journée. Ce qui explique que je ne sois pas d’une régularité horlogère...;-)

DECLINE BLUES

Ces temps-ci je passe moins de temps sur le piano que sur l’ordi. D’habitude, même s’il y a toutes sortes de façon de composer, je pars plutôt du piano ou de la guitare, et une fois le morceau structuré, je commence à l’enregistrer, piste après piste. Ca implique que je dois apprendre chaque partie, basse, guitare(s) piano, voix, etc... Tout ça parce que je veux être aussi « authentique » que possible.
Cette fois, j’ai procédé différemment.
La suite sur la page musique...

NDOFFENE

Et puis j’ai fait la rencontre il y a quelque temps d’un brillant guitariste sénégalais, Coumba Ndoffène Diouf, qui joue aussi de la cora (magnifique instrument) et du n’goni. J’ai donc ajouté, avec son accord, deux exemples qui donnent une idée qui me semble intéressante de ce qu’on pourrait faire.

BERLIN

Rétro
20 déc. 2013

Envoyée par Daniel Lavollée que je remercie encore et qui était le bassiste du groupe, cette photo, parue dans SALUT LES COPAINS en février 69 si ma mémoire ne défaille point, fut prise sur les marches de l’Opéra, rassemblant la plupart des groupes qui à cette époque jouaient régulièrement au Golf Drouot, sélectionnéspar Henri Leproux, le plus sympa des patrons de boîtes que j’ai connus (sa femme Colette, tenait la caisse, mais je ne me souviens pas avoir jamais payé l’entrée. Elle était aussi sympa que son mari, Colette;-). Ce temple du rock’n roll était alors situé à l’angle de la rue Drouot et du Bd des Italiens, au dessus d’un café d’Angleterre aujourd’hui, et depuis longtemps disparu, transformé en Mac Do.
Grandeur et décadence!
Je vous parle d’un temps...
;-)

Les vieux pourront reconnaître certaines de ces têtes, dont la mienne, auprès des autres membres du KAMA SUTRA BLUES BAND, le premier groupe presque pro de ma vie.
J’en connais que ça amusera de chercher!.. c’était l’année de mes 16ans et j’avais des cheveux...
...Avant, j’avais réussi à monter un groupe avec des copains de lycée, mais c’était un peu foireux et ça s’est mal terminé parce que la copine du guitariste avait jeté son dévolu sur moi, et... comment aurais-je pu résister?
Et puis je trainais tout le temps dans les magasins de musique au lieu d’être au lycée.
L’un deux, Music Center, avait pour patrons les frères Morali dont le plus jeune, surnommé kiki devint plus tard producteur entre autres de Village People.
AïeAïeAïe
(Son frère Serge était plus sympa, que j’ai recroisé des années plus tard, abandonné par son richissime cadet et tenant une boutique du genre tout à un euro)
Dans leur magasin, il y avait un vendeur qui m’avait à la bonne et me laissait jouer sur les orgues exposés.
Un jour il me dit qu’il m’avait trouvé une place dans un groupe.
Wow!
C’était le groupe de la photo et le vendeur en question, on peut le voir au rang en dessous, en fourrure grise avec dans les bras une Sg standard Gibson. Il était le brillant guitariste de Devotion dont les costumes de scène étaient élégamment taillés dans ce velours frappé qui était la mode d’alors. Il fait partie de ceux qui ont réussi. Aujourd’hui, après avoir été l’ingénieur du son de très nombreux artistes, dont moi d’ailleurs, longtemps après, mais aussi de bien plus célèbres, il a son propre studio.
...Je ne connais pas le nom du photographe.
Bandcamp
24 août 2013

Aujourd’hui PARIS BERLIN PARIS est aussi en vente sur bandcamp.com je compte sur vous!
ONLINE GLOBAL RELEASE!!!
14 juil. 2013

Aujourd’hui 14 juillet 2013, sortie en ligne de Paris Berlin paris, ainsi disponible sur à peu près toutes vos plateformes de téléchargement. Vous pouvez donc désormais acheter un titre à la fois ou l’album entier pour pas grand chose. Si vous voulez l’objet non virtuel, il faudra passer par le site ;-)
Lost in the woods
7 mai 2013

En errant à vélo dans la forêt quasi berlinoise, au fin fonds de nulle-part, nous sommes tombés, Juliane et moi, sur ce faune étrange qu’un sculpteur anonyme a extrait de sa gangue de bois et offert au regard des promeneurs égarés.

Moi, je lui trouve quelque chose d’extraordinaire.
bric à brac/instrumental drafts oldies
19 mars 2013

En cherchant dans de vieilles cassettes DAT un master d’un morceau ancien que je veux mettre sur le cd, je suis tombé sur des instrumentaux faits à la machine dans les années 80/90
et que j’avais complètement oubliés. Trop marrant (pour moi, peut-être pas pour vous? En tous cas ça n’a rien à voir;-) Du coup j’en mets deux en bout de liste. Y en a peut-être que ça amusera?
Alimentaire, sans doute, mais pas que
16 mars 2013

Depuis un certain temps, je me rends deux fois par mois dans un célèbre hôpital Psychiatrique de la banlieue parisienne pour y faire chanter les résidents.
C’est une activité que je n’ai pas choisie mais qui s’est imposée à moi.
J’ai commencé il y a quelques années un peu par hasard dans une maison de retraite, puis dans une maison d’accueil spécialisée pour les personnes handicapées, et depuis l’été dernier dans cet hôpital. Ma formule est maintenant, je peux le dire, rodée. Les résidents choisissent les chansons qu’ils souhaitent chanter, on leur distribue des copies des paroles et je les accompagne.
Ca se passe à l’instigation de Jérémie S. qui gère la cafétéria de l’hôpital. Entre et s’arrête qui veut. Mais on est toujours plein en fin de parcours, et plutôt joyeux.
C’est pour moi un exercice très stimulant car je dois sans arrêt apprendre de nouveaux morceaux (dont certains me sortent parfois par les trous de nez - aujourd’hui par exemple un truc de Florent Pagny -) et les jouer dans la tonalité du premier ou de la première qui commence à chanter. Il m’arrive de me casser la figure car c’est parfois un peu acrobatique ; mais c’est une magnifique manière d’entretenir mes neurones... Et éventuellement d’aller à l’encontre de mes affinités musicales, ce qui est excellent pour mon ouverture d’esprit.
Mais évidemment, ce n’est pas tout !
C’est un pouvoir merveilleux que celui de la musique, qui me fait voir des hommes et des femmes cassés par la vie, lourds de chagrins et de souffrances inconnues et profondes, se redresser au fur et à mesure, sourire et enfin se mettre à chanter. C’est un plaisir aussi grand (plus ?) que celui que je ressens quand je me sens compris en tant que musicien. Là, on est loin des trips d’égo, il s’agit juste de faire plaisir et de partager. Et ça me fait sans doute autant de bien qu’à eux.
Aujourd’hui justement, il y a eu quelque chose de spécial. L’ambiance était franchement gaie et ma foi, ça sonnait plutôt bien dans l’ensemble... Et puis il y a ce mec, baraqué, l’air sombre, qui arrive et manifeste le désir de jouer du piano. Je l’éconduis gentiment (du moins je crois !) parce qu’on est encore en plein dedans, en lui disant qu’on arrive bientôt à la fin et qu’ensuite il aura le piano pour lui tout seul.
Pour moi, dans ces circonstances, le groupe l’emporte sur l’individu, ce qu’il accepte bien apparemment, puisqu’il se joint à nous pour les deux trois chansons qui suivent.
Puis, après « Amsterdam » il revient à la charge ; et là je lui cède la place.
Alors il me demande de reculer le piano parce qu’il a besoin de plus d’espace, ce à quoi je l’aide volontiers, puis il souhaite un siège plus bas, mais avec un coussin pour le rehausser.
(Intérieurement je me dis qu’est-ce que c’est que cette diva ?!)
Je me permets de lui faire remarquer avec diplomatie qu’il devrait peut-être essayer de s’adapter. De toutes façons, le piano est une gentille guimbarde, plus indiqué pour accompagner des chansons que pour faire un concert !
Après ces divers aménagements, il commence à jouer. Du Bach : préludes, inventions ; puis du Chopin, avec une technique très académique, un peu trop de nervosité et d’impétuosité pour mon goût, mais sa virtuosité est aussi visible qu’audible, et son attitude par rapport à ses maladresses (qui sont dues pour l’essentiel à la tension visible qui l’habite) indique une vraie humilité.
Les morceaux qu’il joue de mémoire requièrent une grande précision.
Je l’applaudis, nous l’applaudissons tous avec chaleur.
Il se plaint de l’effet néfaste des sédatifs qu’il est obligé d’ingurgiter. Je le crois volontiers et j’essaie de le rassurer, en lui disant ce que je me dis souvent à moi-même -et souvent d’ailleurs en pure perte- : relaxe toi, laisse ton corps se détendre...
On parle un peu, j’entends qu’en fait il est échoué là à la suite d’un chagrin d’amour qu’il ne digère pas.
Et je pense à ces fois où je me suis trouvé dans une situation plus ou moins semblable, sauf que, par chance, je ne suis pas passé par la case « hôpital »...
Mais je sais bien que ça aurait pu m’arriver.
Je l’encourage donc, et il continue à jouer ; et même si on est plus très nombreux, on l’écoute tous et on vibre à l’unisson. Malgré ses défaillances, il est profond et sensible et ça s’entend, et il sent aussi qu’on est avec lui.
Quand il s’arrête finalement, certains résidents le remercient profondément, une femme d’un certain âge l’embrasse affectueusement.
Alors on parle encore. Il m’explique qu’il a appris le piano à Moscou d’où il est, crois-je comprendre, originaire et travaille ici dans un conservatoire de banlieue. Mais pas en relation directe avec la musique, et putain ! Il a pas de piano chez lui !
Je ne suis pas docteur mais je suis sûr que le premier médicament dont il a besoin, c’est d’un piano ! Et je le dis. J’ai peu de certitudes dans l’existence, mais là oui ! Et si ça n’est pas tout à fait une évidence pour lui, j’espère que cette occasion le stimulera.
Je lui suggère de revenir. Il m’explique alors qu’il doit sortir le lendemain et qu’il ne pourra pas. Mais si ! Insiste-je. Après tout, la cafétéria est ouverte à tout le monde et notre petite séance bimensuelle aussi ! Il me prend dans ses bras, au bord des larmes, et quant à moi, je ne vaux guère mieux, et il me serre comme un enfant, sauf qu’il est deux fois comme moi.


Februar in Spinnrad mit Stefan Thimm (drums), Erich Abshagen (double bass) und guests...
13 févr. 2013

Erich est un personnage assez étonnant, je trouve. C’est le seul musicien que j’ai connu jusqu’ici je crois, qui arrivé toujours avant l’heure, installe son matériel... Et celui que je vais utiliser moi-même, c’est-à-dire : Son piano et Sa sono!
Je n’ai pas l’habitude de rester les mains dans les poches dans ces circonstances, mais avec lui rien à faire. J’ai à peine le droit de déplier un pied de micro et de le positionner au bon endroit. Pour le reste... je le regarde brancher minutieusement et j’attends que tout soit prêt pour jouer.
...
Ce soir, les premiers morceaux sont un peu hésitants, ça cafouille un peu. ça fait un moment qu’on avait pas joué ensemble, et il faut se remettre au diapason.
Mais pas question de se laisser impressionner ; et si le premier set est disons, un peu difficile... à partir du deuxième ça s’arrange nettement.
Pour la première fois de mon existence (si !) parce que c’était le souhait d’Erich qui me vend ici comme à Paris...(Ici, je crois utile de mentionner rapidement qu’il m’est arrivé -en tant que « pianiste d’ambiance »- de bosser en Angleterre et aux Etats-Unis et que je trouvais ça plutôt valorisant en principe, mais à chaque fois on me présentait : Direct from Paris sur une affiche, illustrée par exemple à Birmingham, par une danseuse de french-cancan ! Alors que la musique que je pratiquais dans ces lieux, en dehors de la mienne, était, et est toujours, d’origine essentiellement anglo-saxonne.
Je trouvais ça un peu énervant)... j’ai donc chanté « les feuilles mortes » et « que reste-t-il de nos amours » en v.o. et les habitués du Spinnrad ont manifesté bruyamment leur approbation.
Ouf !
J’insiste sur le fait que je n’ai jamais chanté en français que mes propres chansons, et à peine, alors ca fait drôle.
Sans doute, le fait d’être loin de Paris me rend moins timoré.
Et puis se sont joint à nous Ralph Rothkegel et Dirk Engelhard, respectivement au sax baryton et ténor, très brillants tous les deux. L’audience a redoublé d’enthousiasme et nous aussi, évidemment.
Spontanément, je ne sais plus comment ça s’est fait mais j’ai joué « Body and soul » en duo avec Ralph, et c’est soudain devenu plus intime. Puis, pour « I thought about you », l’écoute extrêmement attentive et les applaudissements chaleureux qui ont suivi m’ont très agréablement surpris, j’ai eu l’impression délicieuse et probablement un peu illusoire d’être compris...
L’ambiance est restée de cette qualité jusqu'à la fin.
... Décidément, ces moments de partage intense me semblent actuellement plus faciles à obtenir ici qu’à Paris.
Est-ce juste une idée?
Ich mag Berlin.
Merci au public du Spinnrad.
Et à Erich!
Bis nächste Mal...
La vraie vie du Piano-bar
11 févr. 2013

Et puis tiens, en prime un petit texte sur ma dernière tentative de piano-bar parisien. Ca en dit long sur l’état de ce métier, je crois:

Oh la la!

Certains se plaisent à me considérer comme un emmerdeur. Ok.
En voici peut-être un nouvel exemple.
Je vois une annonce sur internet, on demande pianiste.
J’envoie un mail.
Une heure après on m’appelle, on me propose 80EUR non déclarés pour jouer de 20h30 à 00h
On me demande de venir faire une audition av Franklin Roosevelt. Je m’y rends le jour même.
Déco 21ème siècle, luxe moderne et pas très chaleureux, sourire en plastique accroché au visage du responsable qui m’a fait attendre quelques minutes.
Je me mets au piano -quart de queue chinois bas de gamme- et joue une demi-heure au bout de laquelle il me propose de faire tous les mercredi.
Moi, intuitivement, je sens pas trop l’ambiance et le personnel aux regards fuyants. Je dis qu’on essaie et qu’on en reparlera après.

A vrai dire, j’ai un peu de mal avec le fait qu’un endroit où les menus commencent à trente euros et qui prétend être MUSIC HALL paye 80EUR non déclarés.
Comment peuvent-ils agir ainsi impunément? A Paris 8eme?...
ça m’échappe.

Le soir venu, je me suis fringué raccord et j’ai un peu travaillé l’après-midi pour pouvoir donner le meilleur de moi-même.
Je suis accueilli, enfin, si l’on peut dire... J’essaie de bavarder un peu mais les deux responsables ne lâchent pas leur portables et comme je n’aime pas parler tout seul, je commence quelques minutes avant l’heure prévue.
Je joue le jeu et toute la soirée se passe correctement avec même quelques applaudissements retenus à la fin du premier set...
A un moment, au milieu d’un morceau, une serveuse me demande, même pas aimablement, de jouer Joyeux anniversaire Je m’éxécute, bien que je déteste arrêter un morceau abruptement.
A la fin du dernier set, je demande le repas auquel on m’a dit que j’avais droit. Le boss prend un air surpris Ah, ben fallait le dire avant!
?
Il demande à un serveur de m’apporter un plat.
Apparemment ça l’intéresse pas de savoir ce que j’aimerais...
Le sus-nommé apporte une assiette en la tenant par le bord, comme il apporterait la gamelle au chien, et s’aperçoit quand même qu’il faut aussi me donner des couverts. Il me les tend.
Souris d’agneau, petits légumes... Bon, ok.
C’est pas mauvais, mais c’est plein de sauce et il me semble qu’il aurait pu me donner une serviette. Je la lui demande (en levant un peu les yeux au ciel, j’avoue) et il se fout aussitôt en pétard: Je suis pas censé servir le pianiste! C’est la première fois que je vois ça!
Ben moi aussi, tiens!
Pauvre petit gars;-)

Je repense à ces endroits où le maître d’hôtel prenait un vrai plaisir à me proposer des spécialités plus raffinées les unes que les autres, en me servant avec la même déférence sincère que ses clients habituels.

Et c’est pas tout! Quand j’ai fini, je vais pour ranger mes petites affaires et voilà-t-y pas que la serveuse m’interpelle sur un mode réprobateur: Monsieur, vous avez pas débarrassé votre assiette!
Apparemment c’est un délit!
Je lui dis rapidement que je ne suis pas au courant des usages et que c’est pas partout comme ici (heureusement!)
Et puis je demande mes sous au boss sans plus de salamalecs.
A quoi bon?
J’aime mieux ma vie que la leur.
Je suis bien sûr un peu révolté en pensant que dans les années 80, je gagnais entre 500 et 700 frcs par jour pourboires inclus et 80 EUR, ça fait quoi en francs?
C’était il y a trente ans.
En me payant, les patrons d’alors me remerciaient souvent avec chaleur.

Mais je rentre en marchant dans la nuit pas si froide, et c’est encore du plaisir.

Non, vraiment. Je ne reviendrai pas jouer dans ce MUSIC-HALL.
piano cafe
17 juin 2012

photos Jule Lavendel
January in Janus
26 janv. 2012

Berlin semble en ce moment meilleure pour moi que Paris, alors que les endroits où jouer dans des conditions correctes sont de plus en plus rares . Ici pourtant les musiciens ne manquent pas, mais les gérant(es) de bars restent ouverts, respectueux et le public chaleureux. Mon expérience berlinoise n’est pas encore considérable mais le contraste est réel.
La soirée du 24 au Janus fut un excellent moment. Ce fut mon deuxième gig avec Erich Abshagen à la contrebasse. Nous avons joué beaucoup de standards qu’il a aussi bien en mémoire que moi-même et ca a roulé avec légèreté pour le plus grand plaisir de tout le monde . Au cours de la soirée, un (excellent) harmoniciste du Colorado, Mark Tex Bell (http://www.youtube.com/watch?v=m1qR3ItQhyA) dans la plus pure tradition blues s’est joint à nous, ce qui a rajouté à l’esprit « roots » déjà présent (nous jouons là sans aucune amplification).
J’y serai de nouveau en mars et probablement aussi dans un autre lieu à Berlin et je tenterai sans doute de nouvelles choses. à suivre...
new news
11 janv. 2012

Bonne année!
Pour le reste, je ne sais pas si 2012 c’est l’année du flouze, ou de la loose, on verra bien.
Je suis très occupé en ce moment à écrire des notes en pagaïe. C’est très bureau comme travail, mais très vite gratifiant quand les pages s’accumulent. On sait quand on a terminé, contrairement à l’enregistrement et à la pratique des instruments qui est sans fin.
Pour la mise en ligne de nouveaux titres, faudra encore attendre un peu...
Je serai à Berlin du 19 au 31, et je jouerai au moins au Janus le 24, peut-être avec la participation de Erich Abshagen à la contrebasse.
Tribute to Joe Lee Wilson
15 sept. 2011

Le vendredi 16 sept Hommage à Joe Lee Wilson (sur youtube, il y a de jolies choses à écouter) avec Bobby Few, Steve Mc Craven, Eddie Allen, Rassoul Siddik, Tom Mc Kenzie, W.Dockery, J.Betsch, S.Hakim, O.Defays, Dalenda, Moi;-)D.Murray...
Tout ça au champs de Mars.
...
Eh ben ça c’est vachement bien passé, à mon agréable surprise, beau temps, belle musique, belles et estimables rencontres. Je mettrai ça par écrit un de ces jours, Merci Luc, Ryadh, mais surtout Jill. (et Joe Lee)

Watch the world
11 août 2011

.
Watch the sea (regarde la mer)
24 févr. 2011

Le morceau qui date de 1978, était je l’ai cru longtemps la conséquence de mon écoute admirative de Ry Cooder et autres Randy Newman, dans ces années-là... Il a figuré sur un album (avec au tambourin et percs Mino Cinelu -mais si !- qui ne jouait pas encore avec le défunt Miles D.;-) ... et puis je me suis rendu compte quand j’ai commencé à faire chanter les retraités que c’était pas du tout ça, mais presque une démarque croisée de plusieurs tubes pas d’hier...
?
Ca n’a pas échappé à Jean-Michel Toulon qui me l’a dit l’autre soir à la première écoute.
M’en fous, enfin... Je ne me sens pas vraiment coupable, c’est ma chanson.
En plus j’aime bien le texte, que j’ai à peine retouché depuis et dont je partage la responsabilité avec Jean-Michel Reusser.
J’espère refaire prochainement les cuivres avec des vrais, on va voir...

(photo Bernard Dupré)

 
 
 
 
 
 
 
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